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Page 1

Les stations de l islam de cheikh
al islam ibrahima niass



L'ASSOCIATION SCIENCES ET SERVICES l'ISLAM ETERNEL (ASSISE)







Présente:



LES STATIONS DE L'ISLAM



(Maqâmât, Manâzil, Hadarât)



Une t �U�D�G�X�F�W�L�R�Q���G�¶�X�Q�H���O�H�W�W�U�H de


CHEIKH AL ISLAM



IBRÂHÎ M NIASS



(190 0 - 1975)



MISE EN PAGE, DIFFUSION, VENTE PAR L'ASSISE. IM PRIME PAR :



Année 1998.



�¯�8�9�5�( DE L'ASSISE DISPONIBLES OU EN PREPARATION.


- Les stations de l'Islâm (Maqâmât, Manâzil, Hadarât). Une traduction de deux lettres de

El Hâj Ibrahim Niass introductive s sur les concepts et stations mystiques.





ASSISE. S/c Pr. Gane Samb Lô. Université de Saint -Louis. BP 234, Saint -Louis. Sénégal.

Email: [email protected]



Téléphone. (221) 820 93 19. Dakar








A. TABLE DE MATIERE.


Introduction



Les trois stations de la religion



La réalité des neuf degrés



Les trois types d'adoration.



Tra nscription des lettres arabes







mailto:[email protected]

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INTRODUCTION :



Nous avons le plaisir de vous présenter une tentative de traduction de deux

lettres de Cheikh Ibrahîm Niass sur la classification des stations de la religion.



Il faut d'abord dire que ces lettres ont été toutes deux envoyées au disciple du

Cheikh cUmar ibn Malick et publiées dans l'ouvrage "Ziyâdatu äl-Jawâhir"

largement disponible aux auprès des disciples (page 44 et page 50). Elles ont été

écrites en 1350 H. Cheikh Ibrâhîm avait 30 ans. Ceci dénote déjà de la précocité

gnostique de l'auteur.



Cheikh cUmar ibn Malick fait partie des disciples les plus avancés, une lecture de

l'ouvrage cité le montre amplement. Cela veut explique le sens condensé des

lettres. Souvent l'auteur se contente d'indiquer, le récepteur devant pouvoir

comprendre par rapport à ce qu'il a déjà acquis.



D'une manière générale, l'ouvrage sera très utile aux disciples déjà initiés par

l'acquisition d'un vocabulaire expressif de ce qu'ils savent, acquis par expérience.



Il sera aussi utile aux non initiés par, je l'espère, l'acquisition d'un désir plus

grand d'un éveil mystique pour accéder à certaines stations décrites ici.



Car, il ne s'agit pas ici d'une simple gymnastique intellectuelle sur les concepts

çûfis. Pour mieux expliquer cela, nous dirons quelques mots sur l'auteur, mots

que nous restreindrons dans le champ de cet ouvrage; car l'auteur est

multidimensionnel : parler sur lui nous ferait dévier de l'objet de cette

présentation.



Cheikh Ibrahîm Niass, le maître de l'Initiation (äl-tarbiyya)



Ce qui a le plus caractérisé le Cheikh dans sa vie, est l'initiation mystique qu'il

donnait à tout musulman qui le désirait, dans ses fiefs tels que Médina Baye

(Sénégal), Kano (Nigéria), Kumasi (Ghana), etc. Sa communauté est d'ailleurs

connue comme celle de la tarbiyya (initiation). Malgré ses multiples facettes

(littéraire, enseignant à temps plein, commentateur de coran, panégyriste du

Prophète (PSL), membre d'organisations internationales islamiques, défenseur de

toutes causes islamiques, cultivateur, etc.), il accordait la plus grande importance

à cette tarbiyya, qu'il considérait à juste titre, comme tous les çufi, comme le

joyau de la religion et des sciences.



Le çufisme, dans l'assemblée de ses disciples, n'est donc pas une théorie. Il s'agit

d'une pratique comportant deux parties:





Le cheminement (äl-suluuk).



Le disciple doit s'attacher à un maître attitré et déclarer sa volonté d'accéder à



La maca°rifa (gnose). Le maître lui donnera les dhikr et le guidera.





La marche (äl-sayru).



Une fois que le disciple a atteint ses premières ouvertures, ou l'Ouverture, äl-fath,

obligation lui est faite de perdurer dans la marche (du cœur) par le vécu dans la

contemplation. A ce niveau, la conversation avec des initiés, la lecture du Coran,

la lecture d'ouvrages çufis écrits par des gnostiques, sont pour lui des sources de

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4°) Quant la question sur le cilmu äl-yaqîn (science certaine ou science de la

certitude) , le caynu äl-yaqîn (La vision certitude) et le haqqu äl-yaqîn

(l'expérience vécue de la certitude), je dirais:



La science certaine (cilmu äl-yaqîn) est la foi de l'esclave voilé (mahjûb) que Dieu

est unique dans Son Essence, dans Ses Attributs et dans Ses Actes.



La vision certaine (caynu äl-yaqîn) est la foi du serviteur qui est immergé dans la

contemplation (muchâhada) que Dieu est unique, qu'il ne subsiste rien avec Lui,

mais qui a encore le sentiment de son extinction.



L'expérience de la certitude (haqqu äl-yaqîn) est la perdition totale du serviteur

(äl-cabd) dans l'Existence Absolue, de sorte qu'il ne lui reste aucune sensation, ni

de lui-même ni de son anéantissement.



La science certaine (cilmu äl-yaqîn) est l'anéantissement du serviteur dans les

Actes de Dieu.



La vision certaine (caynu äl-yaqîn) est l'anéantissement du serviteur dans les

Attributs de Dieu, ou dans Son Essence mais avec le sentiment de son

anéantissement.



L'expérience de la certitude (haqqu äl-yaqîn) est l'anéantissement dans son

anéantissement.



La science certaine (cilmu äl-yaqîn) est la foi du serviteur ordinaire (äl-cawwâma)

derrière les voiles.



La vision certaine (caynu äl-yaqîn) est la vision du serviteur de la réalité de

l'unicité de Dieu avant son anéantissement total. Dieu dit à cet effet <<Puis vous

le verrez avec l'œil de la certitude>> (102:7).



Dieu dit [aussi] : <<Alors, hôtel dans une eau bouillante, et précipitation dans

l'enfer-Jahîm. Oui, la vraie certitude, c'est cela.>> (56:93-95).



Dieu décrit la vision [de l'enfer] par le terme caynu äl-yaqîn et la combustion dans

l'enfer par haqqu äl-yaqîn. Il s'en suit que le cilmu äl-yaqîn est la station des

ordinaires, que le caynu äl-yaqîn est la station des particuliers et que le haqqu äl-

yaqîn est la station des élus parmi les particuliers.



Tu pourras aussi simplement dire que le cilmu äl-yaqîn est la station de l'Ïslâm,

que le caynu äl-yaqîn est la station de l'Ïmân, et que le haqqu äl-yaqîn est la

station de l'Ïhsân <<Quoi ! y a-t-il autre salaire à la bienfaisance [Ihsân], que la

bienfaisance>>(55:60)



En résumé, quand le serviteur, s'anéantit dans les Actes Divins, c'est-à-dire, sait

avec certitude qu'il n'y a d'autre Acteur en dehors de Dieu, il connaît de science

certaine (cilmu äl-yaqîn).



Quand le serviteur, s'anéantit dans les Attributs Divins, c'est-à-dire, sait avec

certitude qu'il n'y ni vivant ni aspirant ni entendant ni voyant ni parlant en dehors

de Dieu, il accède à ce moment à vision de la certitude (caynu äl-yaqîn).



Enfin quand il sait que <<Il n 'y a …>>, il a déjà accédé au haqqu äl-yaqîn



Dans les secret, il existe des secrets subtils et fins

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Pour lesquels notre sang serait versé si nous les dévoilions



O que de secrets substantiels, si je les dévoilais



On me confondrait avec les adorateurs de faux-dieux



Des musulmans verraient juste l'écoulement de mon sang



Et verraient le plus ignoble de leur acte comme bon.



Je finis ici ma réponse condensée à cause du manque de temps et des
nombreuses occupations. Seul Dieu sait!

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